La belle initiative de Massimo Bottura et quelques adresses pour célébrer à Paris la cuisine italienne. 

Massimo Bottura, chef 3 étoiles de Modena a inauguré dans la capitale il y a quelques jours « Il refettorio ». Rio, Londres et bien évidemment Milan ont été déjà les villes-laboratoires où ce concept gastronomique solidaire a obtenu un remarquable succès.

Maintenant c’est au tour de Paris d’afficher son visage gastro-solidaire! Et le défi n’a surement pas été ignoré par le gotha de la gastronomie française: Yannick Alleno, Romain Meder du Plaza Athénéé, Alain Ducasse, tout le beau monde des fourneaux blasonnés était là, dans les cryptes de l’église de la Madeleine, pour célébrer l’idée du chef italien. C’est dans ce Foyer que chaque semaine, les chefs les plus célèbres de France – on a déjà aussi annoncé la participation d’Alain Passard, de Michel Troisgros et de Christopher Hache, entre autres – inventeront la carte d’un menu destiné aux plus démunis, envoyés au réfectoire  par des associations caritatives.

Leur but? 100 repas par jour concoctés à partir d’invendus alimentaires. Bottura milite pour la lutte contre le gaspillage et rêve d’un monde où tous peuvent profiter de la beauté et de la créativité dont la gastronomie se fait vecteur.

Mais Massimo Bottura, avec sa magnifique initiative, n’est pas le seul chef italien à faire le buzz à Paris.

L’ « alta cucina » continue d’être aimée dans la Ville Lumière, grâce à toute une armée de jeunes chefs pleins d’énergies et de talents.

Une des valeurs sûres est certainement encore et toujours Giovanni Passerini. Au 65 de la  rue Traversière, à deux pas de l’animé et bouillonnant marché d’Aligre, Passerini invente des mets surprenants, mélange de tradition italienne maitrisée dans les règles de l’art et d’une touche de créativité personnelle qui donnent un tour original à tous ses plats. Les pâtes sont reines. D’ailleurs, à coté de l’entrée du restaurant, il y a le « Pastificio Passerini », avec ses raviolis à tomber par terre.

Retour au coeur de la Ville Lumière, il était une fois « La petite cour », une surprenante petite cour médiévale cachée près de la place du Marché Saint Germain. Désormais c’est l’Italie qui a transformé cette magnifique et discrète terrasse où le passé de la ville renaît en repère gourmand aux couleurs vert-blanc-rouge. C’est grâce aux soeurs Vaconsin, déjà propriétaires du génialissime Blueberry, et au chef Aristide, qui concocte les meilleurs arancini de Paris, ces boulettes farcies de riz et sauce tomate dont le parfum embaume les rues des petites villes siciliennes. Laissez vous vous séduire aussi par les gnocchis à la sauge ou les raviolis aux gambas: des saveurs affirmées et des cuissons qui mettent en valeur la qualité des produits. Pour finir en beauté le chef Aristide a réinventé un dessert typiquement français: le Paris Brest qui devient ainsi le Paris-Turin. Branché, idéal pour l’apéro avec son spritz revisité et aussi pour une petite faim après théâtre -Marcello n’abandonne pas vos papilles, même en fin de soirée- l’adresse apporte une atmosphère de dolcevita au coeur du VI arrondissement.

Pour une autre petite adresse d’exception il faut se diriger vers l’est  pour arriver sur la délicieuse placette de l’imposante église de Ménilmontant, Notre-Dame-de-la-Croix, construite par les ouvriers qui travaillaient dans les chantiers des boulevards haussmaniens.

Ici, n’hesitez pas à franchir la porte de Dilia, et de rencontrer le chef Michele Farnesi (ex Rino, ex Thoumieux)

Le pentagramme gastronomique joué par le jeune chef est un hymne à la délicatesse: en entrée maquereau tiède, oignons et espuma de lait fermenté, on continue avec des tortellinis à l’aubergine et pignon, eau de tomate et poutargue, ou encore avec le pigeon sublimé grâce aux saveurs du poireau, des groseilles et des noisettes. Quelques uns parmi les délices qu’on peut savourer dans ce petit repère du Paris transalpin-bohème, avec sa déco de pierres apparentes et de vieux parquets.

Buon appetito!

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