Une chercheuse italienne a peut-être trouvé une solution au problème des déchets plastiques qui envahissent le monde, mais ses recherches ont été interrompues, faute de moyens.

Il y a quelques semaines, le monde de la science était bouleversé par la découverte faite par une chercheuse italienne de l’Université de Cantabrie, en Espagne: Federica Bartocchini aurait découvert qu’une espèce de vers de terre, le Galleria Mellonella, se nourrit de molécule de plastique. La biochimiste a en effet constaté que cet invertébré, gourmand de cire d’abeille, s’attaquait aussi au plastique puisque les liens moléculaires de la cire naturelle sont similaires à ceux du polyéthylène. La découverte pourrait, sans exagération, changer le destin de notre planète, envahie par des tonnes de déchets plastiques. Les « trash vortex », ilots flottants créés par les ordures en plastique tombées en mer sont un souci majeur pour les chercheurs du monde entier. On a récemment découvert qu’une ile du Pacifique appartenant à l’archipel de Pitcairn (le fameux archipel des « mutinés du Bounty ») est devenue une gigantesque poubelle à ciel ouvert, submergée par les déchets.

Alors qu’on s’attendait à de conséquentes aides institutionnelles pour faire avancer cette recherche fructueuse, capable peut-être de résoudre de façon efficace et complètement naturelle le problème du plastique, surprise,  l’expérimentation a été interrompue: le contrat de la biochimiste auprès de l’université espagnole est arrivé à son terme. Le CNR national n’a plus de fonds, le contrat ne pourra donc pas être renouvelé.

Fin de l’histoire.

Après des années de travail à la Columbia University de New York et à l’University College de Londres, la désormais célèbre biochimiste italienne est donc officiellement au chômage, devenant ainsi l’énième victime de coupes budgétaires pratiquées par l’OCDE depuis le début de la crise financière. Alors que l’Allemagne, le Japon et la Corée du Sud ont augmenté leurs budgets pour la recherche, l’Italie, la France et l’Espagne ont vu leurs fonds diminuer drastiquement.

La chercheuse toscane a l’intention de continuer ses recherches. Elle s’autofinancera…avec ses indemnisations chômage.

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