Parmi les choses les plus surprenantes de ce referendum italien il y a ce « non » largement majoritaire parmi les jeunes. Pourtant, un gouvernement jeune, qui avait travaillé pour le rajeunissement de la classe dirigeante, qui s’était penché sur les contrats à temps déterminés, qui avait fixé un plafond pour les salaires des managers du secteur public, qui avait essayé d’envoyer « à la casse » le Sénat, ce gouvernement a m donc essuyé un refus, surtout de l’électorat le plus jeune.

Le « oui », paradoxalement, a été le fait des plus de 55 ans. En général, les jeunes ont également participé moins nombreux au vote.

On peut facilement faire des comparaisons avec d’autres pays européens: en France, le Front national de Marine Le Pen et les partis radicaux de gauche ont beaucoup de succès parmi les jeunes, tandis que l’électorat socialiste et républicain est en train de vieillir. Le défaite de Clinton aux Etats Unis a été déterminée, entre autres, par l’abstention des plus jeunes. De même pour le Brexit. Sur le plan socio-économique  l’orientation des votes des classes moins fortunées, des pauvres, des jeunes chômeurs et des jeunes en général se tourne vers les partis extrêmes et vers les forces anti-système come le Mouvement 5 Etoiles en Italie ou Podemos en Espagne. En résumant, les partis du centre perdent les faveurs des électeurs partout dans le monde, et ceux qui en profitent  sont les forces alternatives, mais qui sont très hétérogènes et pas encore capable de proposer une classe dirigeante nouvelle, adéquate et préparée à faire face à la situation.

La solution adoptée est celle de confier ses propres espoirs, comme ça a été le cas aux USA avec Trump et comme c’est le cas en Italie, d’abord avec Berlusconi et aujourd’hui avec Grillo, au charisme d’un leader fortement médiatisé; sans parti, sans structure, capable de susciter des émotions et de donner de l’espoir.

Dans le monde du web, où vérité et mensonges s’équivalent, ainsi que les insultes ou les « likes », les analyses et les raisonnements nécessitent le temps de la réflexion. Mais le temps de la politique aujourd’hui est instantané. C’est pour cela que ceux qui gouvernent perdent toujours.

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