L’assaut de Bolloré à l’empire de Berlusconi Mediaset, pourrait non seulement nuire au tycoon italien, mais à toute l’économie italienne.

Le néo-president du Conseil, Paolo Gentiloni, ex Ministre des Affaires Étrangères se trouve face à une crise majeure.

Vivendi a obtenu 20% des actions Mediaset, le pays est fragilisé par les résultats du référendum et par le départ de Renzi. L’Union Européenne et les investisseurs internationaux regardent l’Italie avec perplexité et méfiance. La priorité pour Gentiloni pendant ces dernières heures: mettre en sécurité Mediaset, une des plus importantes entreprises du pays. Gentiloni suspecte que l’assaut sur Mediaset n’est que le commencement et que la chute de Renzi suivie par l’instabilité de l’Italie soient le point de départ d’une « invasion » économique de la part de lobbies étrangers. Le ministre du Développement Carlo Calenda a défini les agissement de Vivendi comme une « manoeuvre hostile ». Le gouvernement s’engage à surveiller la situation de près. Mais que peuvent faire les autorités politiques italiennes, dans un contexte de libre marché, face à une opération boursière? Hier, à Arcore, quartier général de la famille Berlusconi, tout le monde était réuni pour trouver une solution: Silvio Berlusconi, ses enfants Marina (à la tête de l’empire éditorial Mondadori), Piersilvio (président de Mediaset Confalonieri) et l’avocat Niccolò Ghedini. Ce dernier est pessimiste quant à la possibilité pour le gouvernement italien d’intervenir dans l’affaire.

Pour compléter l’OPA, Bolloré devrait mettre la main aussi sur Telecinco, deux milliards d’euros plus les 4,3 milliards de valeur de Mediaset. En Italie, Bolloré détient déjà le 24,5% des actions Telecom. On pense que dans son viseur il pourrait y avoir aussi les groupes financiers Mediobanca, Unicredit, Generali.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here