Les chiffres sont toujours plus importants, ils concernent surtout les jeunes diplômés: les jeunes Italiens (entre 18 et 35 ans)  qui partent à l’étranger en quête d’opportunité de travail, sont toujours plus nombreux. Cent mille partent chaque année. Ils fuient un pays devenu un désert d’opportunité. Et pourquoi resteraient-ils? De brillant diplômés, sortis des meilleures universités avec des notes excellentes, se retrouvent à envoyer quotidiennement  des centaines de cv sans retour, ou à se battre pour un stage rémunéré cinq cents à six cents euros par mois.

Dans le même temps, les journaux publient les salaires et les montants des parachutes dorés des top managers et des banquiers, payés mille, deux mille, trois mille fois plus par rapport à leurs employés. Et on qualifie ces observations « populiste » ou encore «marxiste »… Personne ne veut discuter du prix du mérite, si les banquiers font un travail correct personne ne s’indigne. Mais que dire de ceux qui ont littéralement coulé les banques et les entreprises, ceux qui fuient à l’étranger avec des liquidités faramineuses dans les poches, ceux qui ont été payés seulement pour couper des têtes et licencier à grande échelle, ceux qui négocient leurs démissions après avoir couvert les entreprises de dettes et après des opérations grossièrement erronées?

Que dire de ceux qui disent aux jeunes: « Nous sommes désolés, nous ne pouvons t’offrir qu’un stage, peut-être un deuxième après, et ensuite on verra… » Le job act de Renzi ne devait-il pas augmenter les embauches? Personne ne sait plus rien de ces économistes géniaux qui ont accouchés du Job Act, sont-ils partis aussi à l’étranger? Peut-être pour y organiser ailleurs des dégâts similaires?

Entre-temps, les jeunes qui restent ne peuvent qu’attendre, une génération se perd entre sacrifices et stages, la classe dirigeante profite du présent et brule le futur.

La « fuite des cerveaux » se produit dans un pays qui a le grand nombre de bas diplômés en Europe, aux mêmes niveaux que la Grèce et la Bulgarie. Les italiens craignent la « grande invasion » des immigrés et des réfugiés, sans prendre en considération les statistiques qui dénonce une réalité déroutante: le nombre de ceux qui arrivent est inférieur au nombre de ceux qui partent. De cette manière, lItalie, pays égoiste et myope brule son futur.

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